Kyusho & tuité jitsu

Kyusho Jitsu est le nom donné par Hohan Soken et veut dire en Japonais “one second fight”. Ou bien : terminer
le combat en une seconde.  ’additif ‘jitsu’ en Japonais veut dire : « discipline, habilité »

C’est un aspect additif des art martiaux dans lequel on utilise les points vitaux ou sensibles sur le corps humain afin d’inactiver l’adversaire soit tout à fait, soit partiellement.
Le Kyusho Jitsu fait usage de la théorie d’acupuncture qui dit que si on influence le courant d’énergie dans les méridiens, on influence aussi la condition générale ou spécifique du corps.Moyennant le dogme des cinq éléments ou du cycle des 24 heures on détermine par exemple l’ordre dans le quel on doit activer les points pour obtenir le plus d’effet.

Très typique est le knock out spécifique du Kyusho Jitsu. Avec un coup apparemment léger on peut mettre son adversaire KO.

Mais le Kyusho Jitsu a aussi une explication scientifique Occidentale. 
Chaque point d’acupuncture se trouve au dessus d’un nerf. Ce qui veut dire que si on touche un point d’acupuncture, on active aussi un nerf.
Et avec cela on entre dans la logique neurologique ce qui rend tous les lois neurologique applicable sur le Kyusho Jitsu.
Le Kyusho KO n’est rien d’autre qu’une syncope ou une chute de tension provoqué par l’activation du nucleus tractii solitari dans le tronc du cerveau. Cela se fait entre autre en activant plusieurs nerfs à la fois ou en activant des nerfs bien spécifique comme les points vaso vagaux.

Kyusho Jitsu est la version moderne de l’ancienne discipline d’art martiaux en Chine, le Dim Mak qui a été développé au 13eme siècle après JC et qui est en fait la base de ce que l’on connaît aujourd’hui comme le Taiji.

Les vieux maîtres découvrirent qu’en touchant des points spécifiques sur le corps, dans un ordre bien défini, avec une bonne direction, un angle exact et avec la juste intensité, ils obtenaient une réaction déterminée du corps de l’adversaire.

Certaines de ces combinaisons de points arrivaient à neutraliser une partie ou même tout le corps de façon temporaire. D’autres permettraient d’éliminer la personne définitivement. (D’où le nom) .Conscient du danger que représente la connaissance des techniques découvertes et ayant peur de leur mauvaise utilisation ,  les maîtres décidèrent de les cacher dans des katas ou des exercices de style.

Bien entendu cette connaissance n’est pas restée seulement en Chine.Les maîtres voyagèrent et partagèrent avec leurs élèves les secrets du "Dim Mak"qui  atteignirent Okinawa, la Corée, le Japon et d'autres pays où ils furent intégrés dans les disciplines martiales comme la karaté, le jiu jitsu, l’aikïdo, etc.
Les Dim Mak ne sont pas en soi un art martial mais les maîtres d'autres disciplines les apprécient car ils rendent leurs techniques encore plus efficace avec moins de force physique.

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© Christian Pasqualini